par an (entre avril et octobre) ou quatre-vingts jours (entre juin et septembre), mais cette obligation est purement formelle. En pratique, cette contrainte, bien réelle, n'est que relative, surtout en regard de l'appréciable contrepartie qu'elle implique, et bon nombre de propriétaires reconnaissent volontiers -- en privé -qu'ils s'en accommodent sans trop de difficultés... D'un certain art de La transmission Suivant qu'un patrimoine est en cours de constitution ou paraît déjà constitué, voire complètement figé, le problème de sa transmission ne se pose évidemment pas dans les mêmes termes et n’à pas tes mêmes implications qu'elles soient successorales ou fiscales.
Dans un cas, sa transmission relève de la simple mais saine prévoyance, dans la perspective toujours éventuelle et donc jamais complètement improbable d'un décès prématuré. Dans L'autre, elle suppose, en règle générale, des actions précises, adaptées aux particularités de chaque situation à la fois personnelle, relationnelle et patrimoniale.
Sur le plan familial, il est clair – pour ne prendre que ce seul exemple – que les époux survivants sont très Loin de représenter une population homogène. D'abord parce qu'il existe aujourd'hui un nombre considérable de familles recomposées, dont ta diversité des besoins est parfois à la mesure de la complexité des «profils» et des enchevêtrements biographiques... Ensuite, les épouses de couples appartenant à la même génération présentent pour particularité fréquente de survivre une dizaine d'années à Leurs maris, les cas de décès prématurés d'époux n'étant pas rares non plus. Comme le dit souvent Paul Loup Sulitzer, «un homme de vingt ans qui rencontre un platane est soudainement très vieux»...
Bien qu'en matière successorale, les «cas de figure» apparaissent toujours comme éminemment singuliers, certaines règles restent communes. Pour réussir une bonne transmission, il importe de toujours se souvenirque:
– des opérations effectuées de son vivant et a priori anodines peuvent constituer des sources de conflits lorsqu'elles sont découvertes à l'ouverture de la succession;
– la transmission de certains biens immobiliers (ou mobiliers) à ses enfants trahit souvent une vision égoïste – voire égocentrique – des réalités et les héritiers sont en droit de considérer avec circonspection des «actifs» qui se soldent en fait par un manque de souplesse, le caractère parfois disproportionné de l'immobilisation financière et beaucoup de soucis supplémentaires;
– il vaut mieux donner de l'argent, autrement dit des liquidités, plutôt que des biens (solution le plus souvent préférable sur le plan fiscal et à tous égards);
– la transmission d'une éducation aussi complète que possible et d'une instruction solide sont des «valeurs» capitales autrement importantes que la donation d'un bien immobilière ou d'un portefeuille boursier;